Au fil du décor..

LIVRET : REGARDS-1.


 LE CHEMIN DES ETOILES...
 7 Décembre 2014






«L'amour, c'est quand la différence ne sépare plus.»
Jacques de Bourbon Busset.



 MYSTERE D'UN REGARD MASQUE...
 24 Septembre 2011






 STATUE VIVANTE...
 20 Mars 2011





Il n'est pas nécessaire de parler, lorsqu'un regard en dit long...



 LE GENTIL CLOWN DE JARVILLE...
 30 Juin 2010






Le saut du tremplin



1- Clown admirable, en vérité !
Je crois que la postérité,
Dont sans cesse l'horizon bouge,
Le reverra, sa plaie au flanc,
Il était barbouillé de blanc,
De jaune, de vert et de rouge.

Même jusqu'à Madagascar
Son nom était parvenu, car
C'était selon tous les principes
Qu'après les cercles de papier,
Sans jamais les estropier
Il traversait le rond des pipes.

De la pesanteur affranchi,
Sans y voir clair il eût franchi
les escaliers de Piranèse.
La lumière qui le frappait
Faisait resplendir son toupet
Comme un brasier dans la fournaise,

Il s'élevait à des hauteurs
telles, que les autres sauteurs
Se consumaient en luttes vaines.
Ils le trouvaient décourageant,
Et murmuraient : Quel vif-argent
Ce démon a-t-il dans les veines ?

Tout le peuple criait : Bravo !
Mais lui, par un effort nouveau,
Semblait roidir sa jambe nue,
Et, sans que l'on sût avec qui,
Cet émule de la Saqui
Parlait bas en langue inconnue.



2- C'était avec son cher tremplin.
Il lui disait : " Théâtre, plein
D'inspiration fantastique,
Tremplin qui tressaille d'émoi
Quand je prends un élan, fais-moi
Bondir plus haut planche élastique !

Frêle machine aux reins puissants,
Fais-moi bondir, moi qui me sens
Plus agile que les panthères,
Si haut que je ne puisse voir,
Avec leur cruel habit noir
Ces épiciers et ces notaires !

Par quelques prodiges pompeux
Fais-moi monter, si tu le peux,
Jusqu'à ces sommets où, sans règle,
Embrouillant les cheveux vermeils
Des planètes et des soleils,
Se croisent la foudre et les aigles.

Jusqu'à ces éthers pleins de bruit,
Où mêlant dans l'affreuse nuit
Leurs haleines exténuées,
Les autans ivres de courroux
Dorment, échevelés et fous,
Sur les seins pâles des nuées.

Plus haut encor, jusqu'au ciel pur !
Jusqu'à ce lapis dont l'azur
Couvre notre prison mouvante !
Jusqu'à ces rouges Orients
Où marchent des Dieux flamboyants,
Fous de colère et d'épouvante.



3- Plus loin ! plus haut ! je vois encore
Des boursiers à lunettes d'or,
Des critiques, des demoiselles
Et des réalistes en feu.
Plus haut ! plus loin ! de l'air ! du bleu
Des ailes ! des ailes ! des ailes !

Enfin, de son vil échafaud,
Le clown sauta si haut, si haut
Qu'il creva le plafond de toiles
Au son du cor et du tambour,
Et, le cœur dévoré d'amour,
Alla rouler dans les étoiles.



Théodore de Banville  (Février 1857).


 A QUOI PENSE-T-ELLE...
 9 Juin 2010





L'intensité de son regard, l'entraîna
vers des abysses à capturer son âme.
Oxo66



 CLOWN.. DE GENERATIONS EN GENERATIONS...
 25 Août 2009






 UNE HISTOIRE BOULEVERSANTE...
 8 Avril 2009





Les étoiles n'ont leur vrai reflet qu'à travers les larmes.
[Vladimir Nabokov]



 ILS LEUR ARRIVENT DE PLEURER...
 20 Janvier 2009






 Musique : Jean MI, "Chrysalide."

 
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